Antoine Carpentier (Eora) :
« Quelle course ! On se régale à bord d’Eora. Tout va bien à bord. Nous avons encore été accompagnés par des dauphins toute la nuit, et hier après-midi, nous avons même eu la chance d’apercevoir une baleine. Depuis quelques heures après le départ, nous naviguons sous spi, et c’est toujours le cas ! Ça fait du bien de faire du portant, surtout sur ces bateaux taillés pour ça : de véritables luges.
La bagarre est belle avec deux équipages français, un Italien et un Espagnol… Qui a dit que la Class40 n’était pas internationale ? Le passage du cap Finisterre n’a pas été simple : peu de vent, et dans des directions bien éloignées des prévisions. Mais on s’en est bien sortis.
Nous sommes désormais lancés sur un long bord, avec sans doute un changement de voile à prévoir dans la journée. Le soleil brille, la mer est chaude et le moral est au beau fixe. La route est encore longue, alors on reste concentrés et vigilants. »
Guillaume L’hostis (Alternative Sailing / Constructions du Belon) :
« Nous avons un bon rythme avec de belles conditions. Nous n’avons pas beaucoup dormi hier, car la flotte était très dense et il fallait rester concentrés. Nous avons déchiré notre grand spi hier, ce qui nous a pénalisés, mais maintenant, ça va un peu mieux. Nous avons choisi de nous positionner plus au nord pour ouvrir un peu le jeu. »
Fabien Delahaye (Legallais) :
« Changement de quart à bord de Legallais. Nous sommes dans le paquet de tête. Seafrigo (Pirouelle / Loison) est à un mille devant, VSF Sports (Costa / Santurde) a quelques longueurs d’avance, et Futura n’est pas loin non plus. On est un petit groupe de quatre bateaux. Ça file sous spi ; on attend une transition pour passer sous gennaker. Tout va bien à bord.
On n’a pas été très inspirés au Cap Finisterre. Il y a eu beaucoup de manœuvres hier soir pour éviter d’entrer dans le DST. Maintenant, il faut remonter un peu. C’est un long bord vers les Açores, avec quelques changements de voile à venir. »
Pep Costa (VSF Sports) :
« Nous n’avons pas donné beaucoup de nouvelles, car nous avons eu une nuit avec un vent faible et très changeant. Il fallait rester concentrés sur les réglages. On s’en sort bien, car on suit le plan que nous avions en tête. On s’est fait rattraper par quelques nuages. Depuis le passage du Cap Finisterre, on va tout droit vers les Açores. C’est intense. Il va falloir tenir. »
Pierre-Louis Attwell (Vogue avec un Crohn) :
« On est dans un petit groupe de 10-12 bateaux en train d’essayer de recoller à la tête de flotte. Le contournement du Cap Finisterre n’a pas été simple : on a eu des zones de vent faible. On est actuellement 11e ou 12e, et on essaie de trouver les manettes pour rattraper les copains de devant… Ce n’est pas facile, ils vont vite ! »
Nicolas Guibal (ESATCO) :
« Nous avons choisi de passer au nord du DST, car il n’y avait pas de vent au sud. Nous ne pouvions pas y aller. Nous avons pris un peu de retard par rapport aux premiers, mais on retouche un peu de vent après une journée d’hier qui a été un peu longue. »




