Instauration du service national volontaire : La sénatrice rappelle les travaux menés à l’IHEDN


01 décembre 2025

La sénatrice Annick Billon salue les annonces du président de la République relatives à l’instauration d’un service national volontaire, « ces annonces s’inscrivent dans la lignée de nos travaux à l’institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN). Bien que la forme soit différente, les objectifs et l’ambition de disposer d’une réserve opérationnelle sont communs ».

 

Auditrice de la 76ème promotion de la majeure « Politique de défense » à l’IHEDN (septembre 2023 – juin 2024), la sénatrice Annick Billon a mené, avec sa promotion[1], une réflexion sur les conditions d’un rétablissement du service militaire, « véritable serpent de mer au sein de l’institution ». Dans le rapport, largement salué par le haut-commandement, il était proposé que tout jeune volontaire de plus de 17 ans puisse s’engager dans un contrat Défense d’une période initiale de 3 à 6 mois. Plusieurs mesures incitatives étaient envisagées, comme l’accès facilité à une formation universitaire… « Nous avions imaginé une montée en charge et des outils différents mais je me félicite que nos travaux aient pu inspirer le service national volontaire ».

 

Annick Billon alerte cependant sur le coût du dispositif en période de restrictions budgétaires, ainsi que sur les moyens disponibles (encadrement, bâtiments). Elle ajoute que « la création d’une réserve et le faire nation ne s’imposent pas, une réflexion préalable s’impose pour inscrire le service national dans le temps et faire que les jeunes aient envie de s’engager ».

 

Le rapport de sa promotion, « Quelle stratégie pourrait conduire à un rétablissement du service militaire et sous quelles formes », avait été remis par la sénatrice au Premier ministre Michel Barnier, au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et au ministre des Armées, actuel Premier ministre, Sébastien Lecornu.



[1] Les promotions sont composées d’auditeurs issus de secteurs d’activité très divers (défense, médias, haute fonction publique, parlementaires…)